DPE au Val du Solvan à Lons-le-Saunier : bâti, étiquettes et immobilier

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Au Val du Solvan à Lons-le-Saunier, les 593 DPE analysés décrivent un parc principalement composé d’appartements, où l’étiquette C est la plus représentée. La part de logements classés F ou G atteint toutefois 8,6 %, contre 5,3 % à l’échelle de la ville.

DPE au Val du Solvan à Lons-le-Saunier : bâti, étiquettes et immobilier — Lons-le-Saunier

Le dossier énergétique du Val du Solvan repose sur 593 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 6 565 DPE analysés à Lons-le-Saunier. Ces données permettent de décrire les biens diagnostiqués dans le quartier, leur période de construction et leurs résultats énergétiques. Elles ne constituent pas un inventaire exhaustif de tous les logements du secteur. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, leur intérêt est de fournir un contexte local au diagnostic d’un bien précis. Ce contexte appelle une lecture nuancée : le quartier présente une consommation médiane inférieure à celle de la ville, mais une proportion de logements classés F ou G plus élevée. Aucun de ces indicateurs ne suffit, isolément, à résumer son profil.

Un bâti surtout collectif, marqué par la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Val du Solvan)Part du quartier
A00,0 %
B91,5 %
C29649,9 %
D13522,8 %
E10217,2 %
F294,9 %
G223,7 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Val du Solvan (Lons-le-Saunier).

Le profil résidentiel observé au Val du Solvan est principalement celui de l’habitat collectif : les maisons individuelles représentent 13,8 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. La période de construction dominante est 1948-1974, avec 31,2 % des diagnostics du quartier. Il s’agit de la tranche la plus représentée, et non d’une majorité absolue du parc analysé. Les logements construits avant 1948 comptent pour 12,3 %, tandis que l’ensemble du bâti antérieur à 1975 représente 43,5 %. Ces repères situent l’âge des logements sans renseigner directement leur état actuel. Les données ne détaillent ni les rénovations réalisées, ni les matériaux, ni les équipements de chauffage. Il serait donc inexact de déduire une qualité d’isolation ou une étiquette énergétique de la seule date de construction.

  • La tranche 1948-1974 rassemble 31,2 % des diagnostics : elle constitue le principal repère chronologique pour décrire le bâti analysé du quartier.
  • Le bâti d’avant 1948 représente 12,3 % au Val du Solvan, contre 28,5 % à Lons-le-Saunier : le quartier est moins marqué par cette catégorie ancienne.
  • La part de maisons individuelles est de 13,8 %. Les résultats agrégés décrivent donc surtout des appartements et ne doivent pas être transposés automatiquement à une maison.
  • La surface médiane atteint 69 m², contre 66 m² dans la ville. Cette différence compte dans la lecture du profil des biens, sans décrire chaque logement.

Une étiquette C très présente, mais 51 logements classés F ou G

La répartition des étiquettes montre une concentration des diagnostics en classe C, avec 296 résultats sur les 593 analysés. La classe D arrive ensuite avec 135 diagnostics, puis la classe E avec 102. Les meilleures étiquettes sont peu présentes dans cet échantillon : aucun diagnostic n’est classé A et 9 sont classés B. À l’autre extrémité, 29 diagnostics relèvent de la classe F et 22 de la classe G. Les 51 logements classés F ou G représentent ainsi 8,6 % du quartier analysé. Cette distribution révèle une diversité de situations que la seule étiquette la plus fréquente masquerait. L’absence de classe A dans les données ne permet pas davantage d’affirmer qu’aucun logement du quartier ne pourrait relever de cette catégorie.

  • A : 0 diagnostic ; B : 9 diagnostics. Ces résultats concernent exclusivement l’échantillon géolocalisé étudié, et non un recensement complet du quartier.
  • C : 296 diagnostics. C’est l’étiquette la plus représentée, mais elle ne peut pas être considérée comme l’étiquette présumée d’un bien proposé à la vente ou à la location.
  • D : 135 diagnostics ; E : 102 diagnostics. Leur présence souligne l’intérêt de regarder la distribution complète plutôt que de retenir seulement la classe C.
  • F : 29 diagnostics ; G : 22 diagnostics. Ensemble, ces 51 logements constituent les passoires énergétiques identifiées dans les données fournies pour le Val du Solvan.

Face à la ville : une consommation médiane moindre, davantage de passoires

La comparaison avec Lons-le-Saunier ne conduit pas à un classement uniforme du quartier. La consommation médiane du Val du Solvan est de 170 kWh/m²/an, contre 185 kWh/m²/an pour la ville. En revanche, le coût énergétique annuel médian estimé atteint 1 242 €, contre 1 196 € à l’échelle communale. La surface médiane est également plus élevée dans le quartier, avec 69 m² contre 66 m². Ces médianes portent sur des indicateurs distincts : elles ne décrivent pas nécessairement un même logement et ne permettent pas d’expliquer seules l’écart de coût estimé. Par ailleurs, les passoires F et G représentent 8,6 % des diagnostics, contre 5,3 % dans la ville. Une consommation médiane moindre peut donc coexister avec une proportion plus importante de biens aux étiquettes les moins favorables.

Vendre au Val du Solvan : situer le bien sans généraliser

Pour préparer une vente au Val du Solvan, ces données servent à situer le logement dans son environnement énergétique, sans remplacer son propre diagnostic. Un bien classé C rejoint l’étiquette la plus fréquente parmi les 593 DPE étudiés ; cela ne démontre toutefois ni un avantage de prix ni une facilité de vente. À l’inverse, un classement F ou G place le logement dans un groupe identifié de 51 biens, mais ne permet pas de chiffrer une éventuelle négociation. La présentation du bien gagne à distinguer son résultat individuel des statistiques du quartier. Sa surface, sa période de construction et son estimation énergétique peuvent être mises en regard des repères locaux. Les faits disponibles ne renseignent ni les prix de transaction, ni les travaux nécessaires, ni leur effet sur la valeur immobilière.

Louer dans le quartier : examiner le diagnostic du logement concerné

Pour un projet locatif, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 242 € fournit un repère de quartier, pas un budget garanti pour le futur occupant. Il ne s’agit ni d’une facture observée ni de l’estimation propre à chaque logement. Le bailleur comme le candidat locataire doivent donc distinguer cette médiane des indications du DPE du bien concerné. La présence de 51 logements classés F ou G montre également pourquoi une lecture individuelle est nécessaire, même dans un quartier où la classe C est la plus représentée. Les seules données fournies ne permettent pas de conclure à la possibilité juridique de louer un logement particulier. Elles ne précisent ni la situation du bail, ni la validité du diagnostic, ni les règles applicables au projet considéré.

Questions fréquentes

Quel type de logement domine au Val du Solvan ?

Les appartements dominent l’échantillon, les maisons individuelles ne représentant que 13,8 % des logements diagnostiqués. La période de construction la plus représentée est 1948-1974, avec 31,2 % des diagnostics. Le bâti antérieur à 1975 totalise 43,5 %. Ces proportions décrivent le parc analysé, sans permettre de connaître l’état d’entretien ou les rénovations de chaque logement.

Le quartier est-il plus performant que Lons-le-Saunier sur le plan énergétique ?

La réponse dépend de l’indicateur. Sa consommation médiane est inférieure, à 170 kWh/m²/an contre 185 pour la ville. Mais sa part de logements F ou G est supérieure, à 8,6 % contre 5,3 %, et son coût annuel médian estimé est plus élevé. Ces résultats ne permettent donc pas de qualifier globalement tous les logements du quartier de plus performants.

Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour présenter un logement ?

Le montant de 1 242 € par an peut être cité comme estimation médiane issue des diagnostics du quartier, en précisant son périmètre. Il ne doit pas être présenté comme le coût du logement vendu ou loué. La surface médiane de 69 m² et les autres repères locaux apportent du contexte, mais ne remplacent pas les informations propres au bien.

Sources officielles

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