DPE aux Mouillères à Lons-le-Saunier : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers
Aux Mouillères à Lons-le-Saunier, les 1 277 DPE analysés décrivent un quartier principalement composé d’appartements construits entre 1948 et 1974. Les passoires énergétiques y sont moins représentées que dans la ville, mais la consommation et le coût énergétique médians sont plus élevés.

Le dossier énergétique des Mouillères repose sur 1 277 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 6 565 DPE pour Lons-le-Saunier. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier et de les comparer aux indicateurs municipaux disponibles. Elles font apparaître un profil assez net : des appartements très majoritaires, un bâti concentré sur la période 1948-1974 et une forte présence des étiquettes D et E. Cette lecture doit toutefois rester celle d’un échantillon de diagnostics, et non d’un inventaire exhaustif de tous les logements du quartier. Pour une vente ou une location, les résultats locaux constituent donc un contexte utile, sans remplacer les caractéristiques et le DPE du bien concerné.
Un bâti dominé par les appartements de 1948 à 1974
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Les Mouillères) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 1 | 0,1 % |
| B | 57 | 4,5 % |
| C | 286 | 22,4 % |
| D | 519 | 40,6 % |
| E | 390 | 30,5 % |
| F | 18 | 1,4 % |
| G | 6 | 0,5 % |
La période de construction 1948-1974 représente 75,8 % des diagnostics des Mouillères. Elle constitue ainsi le principal repère pour comprendre le bâti observé. Au total, 79,4 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1975, mais seulement 3,6 % datent d’avant 1948. Le quartier se distingue donc par la place du bâti de l’après-guerre plutôt que par celle des logements les plus anciens. Les maisons individuelles ne représentent que 4,4 % de l’échantillon, le reste correspondant à des appartements. La surface médiane atteint 63 m². Ces éléments décrivent la structure du parc étudié, mais ne renseignent pas, à eux seuls, sur les matériaux, les équipements de chauffage, l’isolation ou les rénovations réalisées dans chaque bâtiment.
- Période dominante : 1948-1974, avec 75,8 % des diagnostics. Cette concentration donne au quartier un profil chronologique marqué, sans permettre de supposer que tous les bâtiments présentent les mêmes performances énergétiques.
- Bâti ancien : 3,6 % des logements diagnostiqués sont antérieurs à 1948, contre 28,5 % à l’échelle municipale. La place des logements les plus anciens est donc nettement moindre dans l’échantillon des Mouillères.
- Type et dimensions : les maisons individuelles représentent 4,4 % des diagnostics, tandis que la surface médiane est de 63 m². Les résultats du quartier décrivent donc essentiellement des appartements.
Des étiquettes D et E très présentes, seulement 1,9 % de F et G
Les étiquettes D et E occupent une place centrale dans la distribution énergétique des Mouillères, avec respectivement 519 et 390 diagnostics. La classe C est également bien représentée, avec 286 résultats, tandis que les classes A et B sont moins fréquentes. À l’autre extrémité, les 18 logements classés F et les 6 classés G constituent les 24 passoires énergétiques recensées, soit 1,9 % du quartier étudié. Cette faible proportion ne signifie pas que les autres logements possèdent tous une performance élevée : l’importance des classes D et E reste un élément essentiel du portrait local. Les chiffres ne permettent pas non plus d’attribuer une étiquette à une période de construction précise, faute de croisement entre ces deux informations.
- Classes A et B : 1 diagnostic en A et 57 en B. Ces étiquettes sont présentes dans l’échantillon, mais restent bien moins nombreuses que les classes C, D et E.
- Classe C : 286 diagnostics. Elle occupe une place visible dans le profil du quartier, derrière les classes D et E en nombre de résultats.
- Classes D et E : 519 diagnostics en D et 390 en E. Elles constituent le principal ensemble à prendre en compte pour décrire les performances énergétiques observées aux Mouillères.
- Classes F et G : 18 diagnostics en F et 6 en G. Le total fourni est de 24 logements, soit 1,9 %, contre 5,3 % pour l’ensemble de Lons-le-Saunier.
Face à la ville : moins de passoires, mais des médianes plus élevées
La comparaison avec Lons-le-Saunier présente deux aspects qu’il faut conserver ensemble. Les Mouillères affichent moins de passoires énergétiques : 1,9 % contre 5,3 % pour la ville. Pourtant, la consommation médiane du quartier atteint 201 kWh/m²/an, contre 185 kWh/m²/an à l’échelle municipale. Le coût énergétique annuel médian estimé est également supérieur, à 1 255 € contre 1 196 €, alors que la surface médiane est plus petite : 63 m² contre 66 m². Ces indicateurs ne se contredisent pas : la proportion de classes F et G et les médianes ne décrivent pas la même dimension de l’échantillon. Il serait donc réducteur de qualifier globalement le quartier de plus performant sur le seul critère des passoires. Les données fournies ne permettent pas d’expliquer précisément les écarts observés.
Vendre aux Mouillères : situer le bien sans lui attribuer le profil moyen
Pour présenter un logement à la vente, le profil des Mouillères aide à situer son étiquette dans un environnement où les classes D et E comptent respectivement 519 et 390 diagnostics. Un vendeur peut ainsi apporter un contexte chiffré, tout en distinguant clairement les statistiques du quartier des résultats propres à son bien. Le coût énergétique annuel médian estimé de 1 255 € n’est pas une estimation individualisée pour chaque appartement. De même, la construction dominante entre 1948 et 1974 ne suffit pas à décrire l’état énergétique d’un immeuble précis. La présentation du logement gagne donc à s’appuyer sur son diagnostic et sur les informations effectivement disponibles concernant ses équipements ou ses travaux. Aucune donnée fournie ne permet de mesurer un effet du DPE sur la valeur de vente locale.
Louer aux Mouillères : examiner le DPE et l’estimation du logement
Dans un projet de location, la consommation médiane de 201 kWh/m²/an et le coût annuel médian estimé de 1 255 € donnent des repères à l’échelle du quartier, pas une prévision de dépenses pour le futur occupant. Le bailleur comme le candidat locataire doivent distinguer ces valeurs du résultat figurant dans le diagnostic du logement envisagé. La présence de seulement 1,9 % de classes F et G ne permet pas davantage de conclure à la situation particulière d’un appartement. Pour examiner un dossier, les points utiles sont l’étiquette propre au bien, sa surface et les indications énergétiques qui le concernent. Les faits disponibles ne détaillent ni les conditions réglementaires de mise en location ni la situation juridique de chaque logement : aucune conclusion individuelle ne peut en être déduite.
Questions fréquentes
Quel type de logement domine aux Mouillères à Lons-le-Saunier ?
Les appartements dominent l’échantillon, puisque les maisons individuelles ne représentent que 4,4 % des diagnostics. La période 1948-1974 regroupe 75,8 % des DPE et la surface médiane est de 63 m². Ces repères décrivent les logements diagnostiqués ; ils ne permettent pas de connaître l’isolation, le chauffage ou l’historique des travaux d’un appartement particulier.
Le quartier est-il plus performant énergétiquement que la ville ?
La réponse dépend de l’indicateur. Les passoires F et G sont moins représentées aux Mouillères, avec 1,9 % contre 5,3 % dans la ville. En revanche, la consommation médiane est supérieure : 201 contre 185 kWh/m²/an. Le coût énergétique annuel médian estimé est également plus élevé, à 1 255 € contre 1 196 €. Un classement global serait donc trop simplificateur.
Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour un bien à vendre ou à louer ?
Les 1 255 € de coût énergétique annuel médian estimé constituent un repère collectif, et non le montant attribuable à chaque logement. Pour présenter ou examiner un bien, il faut utiliser les informations de son propre DPE. Les statistiques des 1 277 diagnostics apportent un contexte local, mais ne permettent de déduire ni ses dépenses individuelles ni les travaux qui seraient nécessaires.