DPE à La Marjorie, Lons-le-Saunier : comprendre le bâti et ses étiquettes
À La Marjorie, les 1 197 DPE analysés décrivent un quartier très majoritairement composé d’appartements, avec un bâti surtout construit entre 1948 et 1974. Les passoires énergétiques y sont moins représentées que dans l’ensemble de Lons-le-Saunier, sans que la consommation médiane soit sensiblement différente.

Le dossier énergétique de La Marjorie repose sur 1 197 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, parmi les 6 565 DPE de l’échantillon analysé à Lons-le-Saunier. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués du quartier, leur période de construction et leur positionnement énergétique. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire de tous les logements de La Marjorie : les résultats présentés portent sur cet échantillon. Le constat principal associe une forte présence du bâti construit entre 1948 et 1974, une nette prédominance des appartements et des étiquettes surtout classées C ou D. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, cette lecture apporte un contexte local utile. Elle ne remplace pas l’examen du DPE du bien concerné, dont les caractéristiques peuvent s’écarter des valeurs médianes du quartier.
Un bâti dominé par les appartements de 1948 à 1974
| Étiquette | Logements diagnostiqués (La Marjorie) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 2 | 0,2 % |
| B | 60 | 5,0 % |
| C | 412 | 34,4 % |
| D | 566 | 47,3 % |
| E | 145 | 12,1 % |
| F | 6 | 0,5 % |
| G | 6 | 0,5 % |
La période 1948-1974 représente 73,4 % des diagnostics de La Marjorie. Le profil du quartier est donc principalement celui d’un bâti de cette période, plutôt que celui d’un tissu ancien antérieur à 1948. Cette dernière catégorie ne compte que pour 0,2 % des diagnostics, contre 28,5 % à l’échelle de Lons-le-Saunier. Au total, la part construite avant 1975 atteint 73,5 % dans le quartier. La répartition des types de logements est également très marquée : les maisons individuelles ne représentent que 3,1 %, le reste étant constitué d’appartements. Ces éléments aident à choisir des points de comparaison pertinents pour un bien. Ils ne renseignent cependant ni sur les matériaux, ni sur les équipements de chauffage, ni sur les travaux déjà réalisés, qui ne sont pas détaillés dans les données fournies.
- Période dominante : 1948-1974, avec 73,4 % des diagnostics. L’année de construction constitue un repère descriptif, mais ne suffit pas à attribuer une performance énergétique à un logement.
- Bâti antérieur à 1948 : 0,2 % à La Marjorie, contre 28,5 % dans la ville. Le quartier se distingue donc nettement du profil communal sur ce critère.
- Maisons individuelles : 3,1 % des logements diagnostiqués. Les résultats locaux décrivent surtout des appartements ; ils doivent être utilisés avec davantage de prudence pour situer une maison.
Des étiquettes surtout C et D, avec 12 passoires énergétiques
La répartition des étiquettes montre que la classe D est la plus fréquente, avec 566 diagnostics, devant la classe C, qui en rassemble 412. La classe E compte 145 diagnostics. Les meilleures étiquettes sont moins présentes : 60 diagnostics sont classés B et 2 sont classés A. À l’autre extrémité, les classes F et G comptent chacune 6 logements. Les 12 logements classés F ou G représentent ainsi 1,0 % de l’échantillon du quartier. Le profil énergétique observé ne se résume donc pas à sa faible part de passoires : il est surtout structuré par les classes intermédiaires C et D. Pour présenter un bien, il est pertinent de distinguer ces deux constats. Une faible fréquence des classes F et G ne signifie pas que tous les logements bénéficient d’une étiquette élevée.
Moins de F et G que dans la ville, mais une consommation médiane proche
Par rapport aux références communales fournies, La Marjorie se distingue d’abord par sa proportion de passoires énergétiques : 1,0 %, contre 5,3 % dans l’ensemble de Lons-le-Saunier. Ce résultat doit être lu avec les autres indicateurs, qui ne dessinent pas tous le même avantage relatif. La consommation médiane atteint 186 kWh/m²/an dans le quartier, contre 185 kWh/m²/an dans la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est de 1 278 €, contre 1 196 € à l’échelle communale. La surface médiane est également un peu plus élevée, avec 68 m² contre 66 m². Ces valeurs décrivent des distributions différentes ; elles ne permettent pas d’expliquer à elles seules l’écart de coût. Surtout, les références disponibles sont des médianes et une proportion de passoires, non une étiquette moyenne calculée pour toute la ville.
- Passoires énergétiques : 1,0 % à La Marjorie contre 5,3 % à Lons-le-Saunier. Les classes F et G sont moins représentées dans l’échantillon local.
- Consommation médiane : 186 kWh/m²/an contre 185 kWh/m²/an. La faible part de passoires ne s’accompagne donc pas d’une consommation médiane inférieure à celle de la ville.
- Coût annuel médian estimé : 1 278 € contre 1 196 €. Cet indicateur énergétique n’est ni une facture individuelle constatée ni une garantie sur les dépenses futures.
- Surface médiane : 68 m² contre 66 m². Les données ne permettent pas d’attribuer l’écart de coût à cette seule différence de surface.
Vendre à La Marjorie : situer le bien sans généraliser les résultats
Pour vendre un logement à La Marjorie, les résultats du quartier offrent un cadre de présentation, mais l’argumentation doit rester centrée sur le diagnostic individuel. Un appartement classé D appartient à la catégorie la plus représentée dans l’échantillon, avec 566 diagnostics. Un logement classé F ou G relève au contraire d’une catégorie peu fréquente localement, limitée à 12 logements diagnostiqués. Cette différence mérite d’être explicitée sans lui attribuer automatiquement un effet sur la valeur du bien : aucune donnée de transaction n’est fournie. Le vendeur peut mettre en regard l’étiquette, la consommation et le coût estimé de son logement avec les repères locaux. Il doit aussi distinguer les faits documentés des hypothèses, notamment sur les rénovations. La période de construction dominante ne permet pas de présumer les travaux réalisés dans un appartement précis.
Louer à La Marjorie : examiner le DPE propre au logement
Pour une mise en location ou une recherche locative, la médiane annuelle estimée de 1 278 € fournit un point de repère à l’échelle de La Marjorie. Elle ne doit pas être présentée comme le budget énergétique attendu de chaque occupant. De même, la consommation médiane de 186 kWh/m²/an ne décrit pas nécessairement le logement proposé. Le bailleur comme le candidat locataire ont intérêt à examiner ensemble la surface, l’étiquette et les estimations figurant dans le diagnostic du bien. Les logements F et G restent présents, même s’ils ne représentent que 1,0 % des diagnostics du quartier. Leur faible fréquence ne permet donc pas d’écarter cette situation pour une adresse particulière. Enfin, les statistiques fournies ne suffisent pas à établir la situation réglementaire d’une location : aucune conclusion individuelle de conformité ne peut en être tirée.
Questions fréquentes
La Marjorie est-elle plus performante que Lons-le-Saunier sur le plan énergétique ?
Le quartier compte proportionnellement moins de passoires F et G : 1,0 % contre 5,3 % dans la ville. En revanche, sa consommation médiane est de 186 kWh/m²/an, contre 185 kWh/m²/an à l’échelle communale. Il est donc plus juste de parler d’une moindre présence des classes F et G que d’une supériorité générale sur tous les indicateurs énergétiques.
Quel type de logement caractérise principalement La Marjorie ?
Les appartements prédominent, les maisons individuelles ne représentant que 3,1 % des diagnostics. La période de construction 1948-1974 rassemble 73,4 % de l’échantillon. Ce profil ne permet toutefois pas de déduire les équipements, l’isolation ou l’état de rénovation d’un logement particulier. Les informations disponibles décrivent la structure du bâti diagnostiqué, pas les caractéristiques techniques détaillées de chaque bien.
Peut-on utiliser les 1 278 € médians pour présenter les dépenses d’un logement ?
Ce montant peut être cité comme coût énergétique annuel médian estimé du quartier, mais pas comme dépense propre au logement vendu ou loué. Il faut conserver cette distinction et consulter son diagnostic individuel. La surface médiane locale de 68 m² et la consommation médiane de 186 kWh/m²/an sont également des repères statistiques, et non les caractéristiques d’un logement type garanti.